Les plus belles randonnées des Îles Féroé : notre guide complet

Aux confins de l’Atlantique Nord, entre l’Ecosse et l’Islande, les îles Féroé se dévoilent comme un secret bien gardé, où la nature dicte encore le rythme des journées. Ici, pas d’invasion touristique de grande ampleur, la destination commence à faire parler d’elle mais elle reste encore confidentielle et préservée du tourisme de masse.

Les îles Féroé attirent les voyageurs soucieux de découvrir leur authenticité et leurs paysages grandioses : des falaises vertigineuses, des cascades qui se jettent dans l’océan et des sentiers qui serpentent entre nuages et lumière changeante.

C’est dans ce décor brut et presque irréel que nous avons enfilé nos chaussures de randonnée durant deux semaines, prêts à explorer l’un des territoires les plus sauvages d’Europe. Chaque pas nous a rapprochés d’une nature intacte, parfois rude, mais toujours profondément envoûtante.

Dans cet article, on vous emmène avec nous sur les plus belles randonnées des îles Féroé, celles qui nous ont coupé le souffle, autant par leur beauté que par leur dénivelé. Certains sentiers sont parmi les plus beaux de notre vie de voyageurs.

Prêts à vivre la grande aventure ? Alors suivez-nous !

Les plus belles randonnées des Îles Féroé : notre guide complet

SPOILET ALERT ! on a beaucoup marché 😄
Voici toutes les randonnées que nous avons faites aux îles Féroé, avec un accès direct vers les détails pour chacune.

Randonner sur l’île de Vágar

Avec la cascade de Múlafossur, je crois bien que c’est la première photo que j’ai vue des Féroé il y a une dizaine d’années quand j’ai découvert l’existence de l’archipel. Ce paysage semble tellement irréel qu’il fallait bien qu’on aille voir ça de plus près !

Sørvágsvatn (également appelé Leitisvatn) est le plus vaste lac des îles Féroé. Situé à proximité de l’aéroport de Vágar, il est célèbre pour l’illusion d’optique qu’il offre aux visiteurs : après environ une heure de randonnée, ceux-ci parviennent au bord d’une falaise d’où le lac paraît suspendu au-dessus de l’océan.

Sørvágsvatn

Je vais immédiatement casser le moral de la foule en délire et faire retomber l’excitation comme un soufflé sorti trop tôt du four : cette randonnée est payante… et plutôt chère. Comptez 200 DKK (environ 25 € par personne) pour accéder au site. Le règlement s’effectue à l’entrée du sentier, dans une petite cabane où l’on vous remet votre ticket.

Pour justifier ce tarif, les gestionnaires mettent en avant l’entretien du sentier ainsi que la possibilité de prendre un café ou de grignoter quelque chose au départ ou au retour de la randonnée (précisons au passage que ces consommations ne sont évidemment pas incluses dans le prix 😄). Cela dit, nous avons trouvé l’addition assez salée : l’aménagement du sentier reste très sommaire, et il semble surtout tracé par le passage répété des marcheurs plutôt que par de véritables travaux d’entretien.

Malgré tout, difficile d’imaginer un séjour aux Féroé sans aller admirer ce lac. Nous ne regrettons absolument pas l’expérience, même si le tarif nous paraît exagéré. Et bonne nouvelle : la randonnée se fait librement, sans guide. Un vrai plus pour nous, qui aimons avancer à notre rythme, faire des pauses quand bon nous semble et profiter du moment en toute tranquillité — juste marcher, prendre des photos, et savourer le paysage.

Assurez-vous que le temps soit découvert sans trop de nuages pour faire cette randonnée car sinon, vous n’y verrez rien ! Nous sommes arrivés sous un ciel nuageux mais relativement découvert, et qui nous a permis de profiter de notre premier arrêt photo aux falaises. Par contre l’après-midi même, le brouillard était tellement dense et tenace que les visiteurs de passage n’ont absolument rien vu du paysage !

  • Résumé de la randonnée Sørvágsvatn
    • Distance : 13km (aller-retour)
    • Durée : 6h45 (moult pauses photos et drone comprises + pique-nique)
    • Dénivelé positif : 364m
    • Difficulté : facile à moyenne
    • Tarif : 200 DKK par personne (environ 25€)
    • Sentier : aller-retour
    • Lien vers la randonnée cliquez ici

Le début de rando est plutôt banal, on marche à travers un paysage plat et sans grand intérêt donc on avance à bonne allure sans s’arrêter. Le premier arrêt photos que nous faisons se situe face aux falaises Trælanípa, une paroi rocheuse franchement impressionnante qui culmine à 142m au-dessus du niveau de la mer !

C’est sur cette falaise qui nous nous devons nous rendre pour voir le lac !

Les falaises Trælanípa

Reprenez ensuite le sentier pour grimper sur les falaises et admirer enfin le lac tant attendu. L’ascension est rapide et, une fois au sommet… surprise : on ne voit rien ! 😄 Bienvenue aux îles Féroé, royaume de la brume et du brouillard !

Sørvágsvatn

Le Viking tire une tronche d’enfer : payer 50 € à deux pour ne voir que des nuages, ça l’agace au plus haut point. Étonnamment, moi qui suis la moins patiente du duo, je reste plutôt zen. La météo annonçait des éclaircies, et je sais qu’ici, il suffit parfois de quelques minutes ou de quelques heures pour que les nuages passent…

On sort le trépied et le drone pour patienter… pendant que je laisse le Viking ronchonner dans son coin. Et puis, miracle : le ciel commence à s’ouvrir, les nuages se dissipent peu à peu, et le paysage tant attendu apparaît enfin.

Sørvágsvatn

Les p’tits nerfs de mon Viking descendent aussi vite qu’ils sont montés, et on reste bouche bée devant ce qu’on a sous les yeux. Elle est là, sous nos yeux, la carte postale des îles Féroé !

Sørvágsvatn

On cherche les meilleurs points de vue, le meilleur angle, la meilleure luminosité, ce qu’on a devant les yeux semble tellement irréel qu’on a du mal à en décrocher les yeux ! Jérémy sort le drone pour faire quelques prises de vue pendant que moi je m’installe au sol et j’admire le paysage. Je le regarde longuement pour graver ce moment en moi pour le reste de ma vie.

Sørvágsvatn

Sørvágsvatn

Nous nous décidons tant bien que mal de quitter le point de vue et de descendre pour continuer notre découverte du secteur. Direction la cascade Bøsdalafossur qui se jette dans la mer en contrebas du lac. Si le sentier jusqu’au point de vue était parfaitement clair et aménagé, il l’est beaucoup moins pour descendre à la cascade et c’est un peu casse-gueule par moment.

Sørvágsvatn

Je tombe à ce moment sur la scène la plus mignonne et la plus touchante de notre séjour : une maman et son petit agneau sont posés face au lac, collés l’un à l’autre, et se câlinent mutuellement avec beaucoup de douceur comme s’ils étaient seuls au monde. Je suis toute pleine d’émotions en les regardant.

L’amour est dans le pré

On galère un peu pour progresser sur les rochers jusqu’au point de vue de la cascade Bøsdalafossur. Ça ne paraît pas impressionnant au premier abord, mais certains blocs sont énormes, hauts, parfois glissants… bref, pas vraiment agréable pour avancer et je prends mille précautions pour ne pas tomber.

Pendant ce temps, le ciel bleu fait enfin son apparition au-dessus du lac Sørvágsvatn que nous venons de quitter. Et cette fois, c’est moi qui suis en rage : être descendue une demi-heure trop tôt et rater ce ciel dégagé au-dessus du lac suspendu… franchement frustrant !

La cascade de Bøsdalafossur

On aperçoit enfin la cascade Bøsdalafossur qui se jette dans la mer. Le point de vue n’est pas le top pour le cadrage de la photo…

Sørvágsvatn

Nous pique-niquons ici et le ciel se couvre de plus en plus. Nous décidons de rebrousser chemin en repassant par les falaises Trælanípa car je voulais les photographier sous la brume. Il y a quelque chose de dramatique dans ces photos et j’adore cette ambiance…

Sørvágsvatn

Le temps maussade a le don de sublimer les paysages du nord et donne une atmosphère très différente, inquiétante parfois.

Sørvágsvatn

Le chemin du retour se fait très rapidement car nous ne nous arrêterons que pour photographier ce magnifique bélier qui s’est volontiers prêté à la séance de photo et qui semblait même déçu quand je suis repartie ! Je crois que monsieur avait une très haute estime de lui-même, et l’habitude de prendre la pose pour les touristes de passage.

Sørvágsvatn

Cette randonnée est une des plus belles de notre séjour, je vous conseille de ne la manquer sous aucun prétexte, d’autant que le sentier est très facile pour aller jusqu’au point de vue sur le lac et il ne nécessite pas une grande forme physique.

Nous avions commencé la randonnée de Sørvágsvatn très tôt, et à 16h30 nous étions déjà de retour à la voiture. Avant de repartir, nous nous sommes offert un café sur la terrasse de la petite cabane près du parking où débute le sentier.

Au loin, on apercevait le célèbre pic de Trøllkonufingur (le doigt de la sorcière), un impressionnant monolithe de 313 mètres. Et, pour la première fois depuis notre arrivée dans l’ouest, un coin de ciel bleu apparaissait juste au-dessus. Pas besoin d’en discuter longtemps : malgré les kilomètres déjà avalés dans la journée, on décide d’y aller. Après tout, on se reposera à la maison de retraite !

On saute donc dans la voiture et on file jusqu’à Sandavágur pour aller voir de plus près ce fameux doigt de sorcière.

Trøllkonufingur

  • Résumé de la randonnée Trøllkonufingur
    • Distance : 4.7km (aller-retour)
    • Durée : 1h30 (pauses photos et drone comprises)
    • Dénivelé positif : 81m
    • Difficulté : facile jusqu’au point de vue officiel, très raide ensuite
    • Tarif : gratuit
    • Sentier : aller-retour
    • Lien vers la randonnée Lien vers la randonnée cliquez ici
    • Stationnement du véhicule : parking gratuit

Depuis le parking, nous suivons le sentier qui est aménagé et nous arrivons très rapidement au premier point de vue, relativement éloigné de Trøllkonufingur, et nous décidons de poursuivre de l’autre côté du grillage après avoir vu deux randonneurs là-haut. Je ne sais pas si c’était accessible, interdit ou pas, mais nous avons pris le risque d’y aller car aucun panneau n’en interdisait l’accès. Nous ne traversions aucune zone habitée, uniquement des champs, donc je suppose que notre présence n’était pas dramatique.

Et nous revoilà sur une pente raide pour monter jusqu’à trouver LE point de vue parfait pour nous. Et le voilà !

Trøllkonufingur

La légende raconte qu’une sorcière originaire des Féroé voulait se rendre en Islande, mais que le soleil l’a pétrifiée et l’a transformée en pierre. Elle était si grande qu’en tombant, sa tête a fini dans l’océan et est devenue cette île, Koltur, qu’on aperçoit un peu plus loin la tête dans les nuages.

Koltur

Incontestablement dans notre top 3 aux Féroé, et même parmi les plus belles randonnées de notre vie. Ce n’est pas tant le sentier en lui-même qui impressionne, mais le paysage spectaculaire qui vous attend au bout. Un paysage que vous ne verrez pas si vous ne marchez pas car il n’y a aucun accès qui permet d’y aller, si ce n’est par un long sentier d’une dizaine de kilomètres (aller !).

Avec ses 20 km aller-retour, cette randonnée reste pourtant très facile, sans dénivelé notable. Et surtout, elle est méconnue : nous n’en avions jamais vu la moindre photo, ni sur les réseaux ni sur des forums. Nous l’avons découverte par hasard la veille, lors de notre randonnée à Gásadalur. Depuis les falaises, un décor incroyable se dévoilait au loin. Intrigués, nous avons cherché sur la carte, et le Viking a repéré un sentier qui y menait. Il n’en fallait pas plus pour nous convaincre d’y aller le lendemain.

Et le résultat après 10km de marche à travers un paysage plat et assez fade par rapport à tout ce qu’on avait déjà vu… C’est ça !

  • Résumé de la randonnée Trøllkonufingur
    • Distance : 20km (aller-retour)
    • Durée : 5h45 (pauses photos et repas comprises)
    • Dénivelé positif : 100m
    • Difficulté : facile
    • Tarif : gratuit
    • Sentier : aller-retour
    • Lien vers la randonnée : cliquez ici
    • Stationnement du véhicule : parking gratuit

Après avoir stationné notre véhicule, nous partons sur le chemin face à nous. Impossible de vous perdre, c’est toujours tout droit! Nous avançons donc d’un bon pas, sans trop nous attarder pour les photos au début, et atteignons rapidement le lac de Fjallavatn. Sans vouloir être blasés… il n’a rien d’exceptionnel. C’est un lac, dans un cadre agréable certes, mais après 13 jours aux Féroé, difficile de s’enthousiasmer devant cette étendue d’eau.

Nous longeons longuement le lac Fjallavatn et je commence à ronchonner parce que cette randonnée m’ennuie vraiment… Nous sommes à l’avant-dernier jour de notre séjour et on en a tellement pris plein les yeux que là, bon… C’est assez commun !

Une fois le lac Fjallavatn passé, nous perdons notre chemin dans les champs de tourbe qui sont détrempés. L’avancée est un peu pénible, monsieur finit par s’embourber. On continue jusqu’aux falaises, le vent devient de plus en plus fort à mesure que nous approchons du rivage. On commence à apercevoir les falaises mais à ce moment rien ne nous nous préparait au choc que nous allions avoir.

Nous devons passer à trois reprises des ruisseaux à pied, parfois profond jusqu’aux chevilles. heureusement nos chaussures de randonnée sont en Gore-Tex et nos pieds restent au sec !

L’eau ruisselle de plus en plus fort et se transforme en petite cascade. C’est très agréable de marcher ici, en entendant le bruit de l’eau, en voyant apparaître les cascade. Enfin j’y trouve un intérêt à cette randonnée !

Là, on commence à se dire que ce qu’on va voir est exceptionnel… Les falaises, les cascades qui coulent au loin, le jeu de lumière entre le soleil et les nuages et ce vert de la végétation …

Et puis, soudain, le choc, l’émerveillement. En contrebas du sentier, une cascade surgit là où on ne l’attendait pas, se jetant entre deux falaises : Reipsáfossur. Si nous l’avions aperçue la veille depuis les falaises d’en face, nous ne pensions pas pouvoir nous en approcher autant, avec en toile de fond l’un des plus beaux paysages qu’il nous ait été donné d’admirer.

Reipsáfossur

En arrière-plan, une autre cascade. Nous sommes sous le choc devant tant de beauté, tant de grandeur !

L’arrivée au bout des falaises ne fait que confirmer notre sentiment, l’eau bleue translucide contraste avec les nuages gris, les éclaircies et le vert qui s’accroche aux falaises. Mon Dieu que c’est beau ! Nous pique-niquons rapidement en tentant de nous mettre à l’abri du vent qui est démoniaque. Nous sommes gelés, c’est assez rare car nous n’avons pas eu froid depuis notre arrivée aux Féroé, ou très peu. Il nous est impossible de sortir le drone car le vent est très puissant. Nous devons également faire attention à ne pas nous approcher trop près du bord, une rafale pourrait directement nous envoyer en bas.

On en oublierait presque de jeter un œil ailleurs tant ce qu’on a face à nous est merveilleux. Les falaises derrière nous sont pourtant impressionnantes, n’oubliez pas d’y jeter un œil !

Le retour se fait par le même sentier, et sera tout aussi chiant que l’aller du côté du lac et ensuite pour rejoindre la voiture =) Pour voir ces paysages, vous devrez forcément marcher et faire une randonnée car la zone est totalement inaccessible par un autre moyen.

Voilà un des secrets les mieux gardés des Féroé (pour l’instant !). Je suis tombée dessus en préparant notre voyage et en parcourant Google Maps et rares sont les touristes qui s’y aventurent et qui connaissent l’endroit ! Il n’y a qu’à regarder le nom du lieu sur Instagram, les photos sont très peu nombreuses !

Comme je suis une gentille blogueuse voyage, je vous partage cette trouvaille !

Vatnsdalsvatn

  • Résumé de la randonnée à Vatnsdalsvatn, le lac en forme de cœur
    • Distance : 4.33km
    • Durée : 2h45
    • Dénivelé positif : 315m
    • Difficulté : Difficile
    • Tarif : gratuit
    • Sentier : aller-retour
    • Lien vers la randonnée : cliquez ici
    • Stationnement du véhicule : parking gratuit

Vous trouverez un petit portail de bois, c’est ici que vous allez devoir entrer. Veillez à bien le refermer, c’est pour éviter que les moutons se fassent la belle pour vivre la grande aventure…

Vatnsdalsvatn

Ensuite une fois le portail passé… Et bien vous montez , comme d’habitude ! =)

Vatnsdalsvatn

Vous n’aurez qu’à suivre le fil de la cascade et les quelques cairns jusqu’au lac ! Il n’y a ni balisage, ni même sentier tracé ici… Je vous conseille de vous aider d’une carte via l’application Alltrails et de simplement suivre le ruisseau jusqu’à l’arrivée au lac. Cela vous aidera à ne pas trop vous écarter du chemin.

Vatnsdalsvatn

A chaque voyage, il y a toujours un jour où je suis fatiguée et donc fort ronchon comme un gosse qui n’aurait pas fait sa sieste… Bon, ben c’était ce jour-là !

J’ai râlé tout au long de la montée :

  • pffff ça grimpe trop lààààà j’en peux plus !« ,
  • « pu**in j’ai chaud attends j’enlève ma veste !« ,
  • « j’ai envie de faire pipiiiiiii« ,
  • « pu**in le vent qu’il y a ! j’ai froid, redonne-moi ma veste steuplé !« ,
  • « j’ai soif« ,
  • « j’ai faiiiimmmm donne-moi une banane steuplé« ,
  • « pu**in ça gliiiiissseee je vais me tuer ici et on aura tout gagné !« 
  • « Mais pu**in je t’avais dit que c’était pas une bonne idée de faire cette rando aujourd’hui, y a trop de nuages et on ne verra rien une fois là-haut et on sera montés pour rien du tout !!!« 

Bref, je râle !

Et ça grimpe !

On arrive au lac après une montée d’enfer, et comme prévu on ne voit… Rien !!! Mais rien ! J’aperçois à peine le Viking quand il est à 15 mètres devant moi ! On longe le lac, on décide de remonter un peu sur la droite, et puis comme un miracle, les nuages passent, le lac se découvre et…

Tadaaaaam !

C’est bien un lac en format de cœur ! Mon humeur est immédiatement meilleure et je redeviens la gentille Naïs émerveillée par tout ce qu’elle voit. Il nous sera impossible de faire décoller le drone ici car la zone est rouge et située non loin du couloir aérien de l’aéroport tout proche. Tant pis pour la photo canon de haut !

Ce jour-là, nous fêtons nos 18 ans de vie commune. On n’aurait pas pu trouver meilleur endroit pour célébrer ça !

Vatnsdalsvatn

Les eaux du lac sont translucides et le paysage se reflète dedans. Il y a un peu de vent et la surface de l’eau n’est pas assez lisse pour me permettre de faire une photo canon avec le reflet dessus…

Vatnsdalsvatn

Nous redescendons par le même sentier qu’à l’aller, mais la descente est bien plus rapide même si les genoux sont mis à rude épreuve. En contrebas, les nuages défilent et jouent avec le relief : un spectacle particulièrement photogénique.

Vatnsdalsvatn

Cette randonnée nous a été conseillée par ma copine Anne, voyageuse et amoureuse comme moi des pays du nord, qui a visité les Féroé en 2019. Elle m’a dit « j’te préviens c’est difficile mais ça vaut grave le coup« . Qu’à cela ne tienne !

Nous sommes partis tôt ce matin-là de notre logement pour profiter du ciel bleu au-dessus de la cascade de Múlafossur toute proche de chez nous à pied.

Múlafossur sous un vent démoniaque

De là, nous empruntons le sentier qui se situe juste derrière la cascade. Il offre de beaux points de vue sur les alentours.

Nous arrivons ensuite dans les petites rues du village et nous nous dirigeons vers l’entrée du sentier. Nous passons ensuite un portail et … allons-y gaiement pour la grimpette du jour ! Quand je parle de grimpette, c’est un doux euphémisme pour dire qu’on en a bavé notre race 😀

  • Résumé de la randonnée Gasadalur – Víkar
    • Distance : 13km (aller-retour)
    • Durée : 8h30 (pauses photos et repas comprises)
    • Dénivelé positif : 1180m
    • Difficulté : difficile
    • Tarif : gratuit
    • Sentier : aller-retour
    • Stationnement du véhicule : dans le village de Gasadalur
    • Lien vers la randonnée : cliquez ici

Malgré la fatigue d’une mauvaise nuit passée à cause du vent tempétueux, on avance joyeusement malgré la difficulté du dénivelé parce qu’on est émerveillés par l’environnement qui nous entoure !

J’ai l’impression par moment d’être en Islande et de longer un ancien volcan. On se sent minuscules ici, on ne peut être qu’émerveillés par cette nature si imposante.

En prenant de la hauteur, on aperçoit le ruisseau qui coule le long de notre charmant cottage et qui serpente jusqu’à la falaise pour devenir la cascade de Múlafossur qui se jette dans la mer.

Les paysages sont sublimes !

Plus on monte, plus le chemin se fait rocailleux et sec ! La montée finale est diabolique !

Et puis, l’émerveillement en arrivant tout en haut ! Anne m’avait dit qu’elle avait poussé un « whaou » en arrivant ici, je crois bien que ça a été aussi notre cas !

Les falaises sont impressionnantes, préservées et brutes de toute activité humaine. Nous n’apercevons rien ni personne en face : pas une antenne réseau, pas une route, pas un sentier, pas un seul marcheur, rien ! On aperçoit au loin une cascade qui se jette dans la mer. C’est grâce à cette randonnée de Gasadalur que nous avons réalisé le lendemain la randonnée de Fjallavatn, une des plus belles de notre séjour. Le hasard fait parfois drôlement bien les choses !

Le retour se fait par le même sentier que pour monter. Cette randonnée était loin d’être facile, mais quel émerveillement, quel calme sans personne !

Un tunnel gratuit permet d’accéder au village de Gasadalur où nous avons logé durant notre deuxième semaine. Nous n’avons fait qu’une partie de cette randonnée car nous l’avons débutée à 19h (le jour ne se couche jamais en juin aux îles Féroé), mais le peu que nous avons vu était vraiment canon !

Stationnez votre véhicule sur ce petit parking. Le sentier est ensuite indiqué, vous n’avez qu’à suivre les panneaux et… grimper ! Evidemment !

Nous ne sommes pas seuls pendant cette randonnée !

La vue sur l’île de Tindhólmur est fantastique !

Tindhólmur

Les nuages semblent s’accrocher au sommet de l’île. Cette île a exercé une certaine fascination sur moi durant tout notre séjour. Pourquoi celle-ci plus qu’une autre ? Sans doute en raison de son sommet avec ses pics qui se dressent vers le ciel tels des dents acérées cherchant à kidnapper les nuages !

Tindhólmur

On arrive assez rapidement en hauteur (tu m’étonnes vu comme ça grimpe !) et on admire les paysages alentours, avec des yeux émerveillés.

Tindhólmur

Nous décidons d’arrêter notre randonnée une bonne heure plus tard en arrivant à ce point de vue sur la falaise. Nous aurions aimé la poursuivre dans sa totalité mais nous n’en avons malheureusement pas eu le temps, d’autant plus qu’elle est classée en difficile et qu’il était près de 20h déjà.

Streymoy

Plusieurs randonnées se font au départ du petit village de Saksun. L’une consiste à descendre dans le lagon pour rejoindre la plage de sable noire : elle est payante. Nous avons plutôt choisi de prendre un peu de hauteur pour emprunter une partie du sentier qui relie Saksun à Tjørnuvik et on a bien fait car les paysages sont parmi les plus époustouflants et spectaculaires que nous ayons vus aux Féroé.

Arrêt photo au village pour photographier une des vues les plus célèbres des îles Féroé ! Je ne pensais jamais avoir la chance de voir ce village sous un si beau soleil ! Je vous parle plus longuement de Saksun dans notre article consacré aux plus beaux villages des îles Féroé.

Depuis le village, vous devrez rejoindre la cascade qui se situe vers la droite des maisons. Vous n’aurez ensuite qu’à suivre le sentier qui mène à Tjørnuvik.

Nous aurions voulu faire toute la randonnée mais nous avons commencé à marcher à 17h et il était impossible de faire l’aller-retour en commençant aussi tard. La randonnée complète est longue et difficile en raison du dénivelé, et nous avons choisi de marcher jusqu’à la grande cascade que l’on aperçoit au-dessus du lagon avant de faire demi-tour.

  • Résumé de la randonnée Saksun (arrêt à la cascade qui coule le long de la paroi au-dessus du lagon)
    • Distance : 4km (aller-retour)
    • Durée : 2h20 (pauses photos et drone comprises)
    • Dénivelé positif : 110m
    • Difficulté : moyenne
    • Tarif : gratuit
    • Sentier : aller-retour
    • Stationnement du véhicule : parking gratuit
    • Lien vers la randonnée complète cliquez ici

On vous laisse admirer, c’est tout bonnement exceptionnel ! Voilà pourquoi on aime les pays du nord, voilà pourquoi on aime les Féroé, voilà pourquoi on voyage. C’est pour se sentir époustouflés par la grandeur de la nature, c’est pour se sentir minuscule face à elle.

Nous en avons profité pour faire des vidéos en drone ici, loin des habitations.

Je ne vous conseille pas vraiment cette randonnée si vous n’avez pas un minimum de condition physique car il y a un dénivelé assez important compte tenu du peu de kilomètres qu’il y a à parcourir. Comprenez par là que ça grimpe raide et sec direct sans que vous ayez le temps de vous échauffer les cuisses !

L’entrée du sentier se situe à peu près ici. De là, je vous invite à consulter une carte IGN sur l’application Alltrails afin de ne pas perdre votre chemin. Cette randonnée n’est pas balisée, bien que le sentier soit bien marqué au sol, preuve qu’il y a du passage régulier.

Si vous voulez faire cette randonnée, je vous conseille de consulter le lien Alltrails que j’ai noté dans le pavé consacré aux détails de cette randonnée, cela sera plus facile pour vous repérer car rien n’est balisé.

  • Résumé de la randonnée à Tjørnuvík
    • Distance : 9km (aller-retour)
    • Durée : 5h10 (pauses photos et drone comprises)
    • Dénivelé positif : 735m
    • Difficulté : difficile
    • Tarif : gratuit
    • Sentier : aller-retour
    • Stationnement du véhicule : parking gratuit
    • Lien vers la randonnée complète cliquez ici

L’avantage c’est que quand on monte, la vue qui s’offre à nous nous aide à poursuivre malgré l’effort à fournir pour y arriver ! On aperçoit au loin les deux pics rocheux de Risin og Kellingin.

Arrivés tout en haut après 1h45 de grimpette, nous sommes censés découvrir les paysages se cachant derrière les fjords qui entourent Tjørnuvik, la déception est à la hauteur de l’effort fourni pour arriver jusqu’ici, car les nuages qui arrivent nous privent complètement du paysage !

Nous savons que la plupart du temps, ça finit par passer surtout quand il fait une belle journée comme ça. Nous nous installons donc à l’abri du vent et nous pique-niquons en attendant que ça passe. Le ciel se dégage en quelques dizaines de minutes et nous commençons à entrevoir la beauté de ce qui nous attend !

Alors que je me relève pour prendre le sentier en sens inverse, direction le chemin du retour et surtout la cabane à gaufres et à café dans le village, j’entends « Bon, on descend dans la vallée ?« . Hein, quoi ?! Quelle vallée ? « Ben celle en face de nous ! ». Je m’insurge « t’es en train de me dire que tu veux me faire descendre dans la vallée pour tout remonter après ?!« . Eh bien oui ! Bon… Ben descendons dans la vallée, on n’est pas venus aux îles Féroé pour tricoter des chaussettes en laine !

Je dois avouer que malgré ma fatigue et mes jambes qui commencent à peser lourd, c’est chouettement joli par ici !

Se sentir minuscule

Nous avons par moment l’impression de nous retrouver en Islande, c’est immense, le gouffre dans lequel nous marchons est vraiment impressionnant !

On ne se lasse pas d’admirer les alentours et l’immensité des montagnes aux alentours.

On aperçoit en contrebas une maison complètement isolée, qui semble sortie de nulle part et accessible uniquement par la mer. Il s’agit en fait, après quelques recherches sur Google, d’un hébergement touristique qui porte le nom de Sjeyndir ! Je ne sais ni comment on s’y rend, ni comment il est, mais en tout cas ça serait un rêve ultime d’être confiné ici !

Nous décidons de rebrousser chemin pour revenir sur nos pas et repartir vers Tjørnuvik. La montée pour sortir de la vallée est particulièrement éprouvante et le vent qui s’est levé complique encore les choses.

La vue que nous avions au départ sur Eiði et les rochers de Risin og Kellingin sont recouverts de nuages, les premiers nuages gris de notre séjour, et cela donne un charme tout particulier aux paysags.

Quelques moutons posent fièrement dans ce paysage fabuleux. Voilà le parfait cliché des îles Féroé !

Carte postale des Féroé

Nous arrivons au village aux alentours de 16h. Nous avions repéré un petit papy qui vendait du café et des gaufres à la crème dans le village et avons décidé de nous installer à sa terrasse pour prendre une collation bien méritée après tant d’efforts ! Un superbe moyen de terminer notre journée !

Eysturoy

Le début de ce sentier se situe au bout de la rue Mainifløta. Il vous mènera sur les falaises surplombant le village et vous rapprochera des falaises et des rochers dans la mer, Risin og Kellin.

Pas d’erreur de chemin possible, il n’y en a qu’un seul ! Vous devrez suivre les traces de pas et les cairns qui vous emmèneront au sommet de l’Eiðiskollur, situé à l’altitude de 343m. Le sentier n’est pas très difficile si ce n’est quelques bonnes montées, mais ça, c’est une constante sur tous les sentiers des Féroé ou presque !

  • Résumé de la randonnée Eiðiskollur
    • Distance : 6km (aller-retour)
    • Durée : 2h20 (pauses photos et drone comprises)
    • Dénivelé positif : 60m
    • Difficulté : facile à moyenne
    • Tarif : gratuit
    • Sentier : aller-retour
    • Stationnement : parking gratuit
    • Lien vers la randonnée complète cliquez ici

La vue vaut vachement la peine de l’effort !

Vous approcherez par moment du flanc des falaises qui sont vertigineuses ! Avec un peu de chance, vous pourrez observer des macareux moines ici. Attention cependant à ne pas trop vous approcher, les rafales de vent peuvent être aussi violentes qu’imprévisibles là-haut !

En regardant vers l’est, nous apercevons sur la droite le lac d’Eiði qui surplombe le bras le mer qui sépare l’île d’Esturoy de celle de Streymoy. Il s’agit d’un lac artificiel, doté d’un barrage, qui produit l’électricité pour les habitants et entreprises de la vallée. Nous nous y sommes arrêtés en voiture après la randonnée, cela n’avait pas d’intérêt particulier donc ne perdez pas de temps là-bas.

De là-haut, vous aurez également face à vous un point de vue inédit sur les rochers de Risin og Kellingin que vous surplomberez.

Risin og Kellingin

Vous apercevrez en contrebas l’arche de pierre, nous aurions voulu y descendre en drone mais le vent était trop violent pour qu’on s’y aventure malheureusement.

En regardant vers l’ouest en direction de Tjørnuvík, c’est toujours l’émerveillement !

De nombreuses randonnées sont possibles dans le secteur de Gjógv, nous avons décidé de faire la plus connue qui part de la faille jusqu’aux falaises situées au-dessus du village. Le sentier commence au niveau de la faille, admirez ce ciel bleu qui nous accompagne au deuxième jour sur place !

La pente du sentier, lorsque vous longez la faille, est d’abord douce. Profitez-en, ça ne va pas durer !

  • Résumé de la randonnée de Gjógv
    • Distance : 4km (boucle)
    • Durée : 2h10 (pauses photos et drone comprises)
    • Dénivelé positif : 110m
    • Difficulté : moyenne
    • Tarif : 100DKK pour 2 (13€)
    • Sentier : Lien vers la randonnée cliquez ici

Après une première petite montée, pas très longue mais un peu raide, stupeur, un portail et une boîte aux lettres ! La randonnée est payante, c’est la première de notre séjour !

Deux solutions pour la payer : glisser 100KR (environ 13€) pour nous deux dans la petite boîte aux lettres prévue à cet effet, soit faire un virement directement sur le numéro de compte indiqué sur le panneau. Nous n’avions pas retiré de liquide car nous n’en étions qu’à notre deuxième journée sur place et tous les commerçants, même les plus petits, prennent la carte bancaire, donc nous avons tenté de payer via notre application bancaire et… Impossible ! Notre banque nous demandait un numéro IBAN et comme vous pouvez le voir sur le panneau, c’était un numéro de compte et non pas un numéro IBAN et il nous a été impossible de payer. Je ne suis pas fière de vous le dire mais nous avons donc fraudé, et avons fait cette randonnée sans rien payer… C’était ça ou nous devions y renoncer, faute de distributeur de billets dans le village…

Nous passons donc le portail avec le sentiment d’être des immigrés clandestins qui passent la frontière sans y être autorisés… Et là, ça grimpe raide ! D’abord par des escaliers…

S’en suit un peu de plat, ça fait du bien, ça permet de retrouver son souffle et de reposer un peu les cuisses !

De là, nous avons une magnifique vue sur le village de Gjógv et les paysages alentours. Nous croiserons évidemment de nombreux moutons, rendant le cadre encore plus enchanteur !

Un peu plus loin, la vallée d’Ambadalur nous offre des paysages verdoyants d’une profonde beauté. Par moment, l’endroit nous fait beaucoup penser à l’Ecosse ! Vous pouvez prévoir une randonnée dans la vallée afin de faire l’ascension de Fjallid. La randonnée est payante, elle coûte 5€ par personne et vous donnera accès à des falaises vertigineuses et des cascades. Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de la faire.

Arrivés au sommet, vous pourrez passer une petite échelle afin d’accéder aux autres champs et aux falaises.

La vue est splendide et la météo nous permet d’avoir un panorama dégagé à 360°.

On aperçoit au loin un mince filet d’eau qui coule le long de la falaise. Une cascade se jette normalement ici dans la mer mais il a fait tellement sec pendant plusieurs jours/semaines aux Féroé que nous n’avons vu quasi aucune cascade durant notre première semaine sur place.

On se pose ici pour faire du drone, au passage on traumatise tous les moutons du secteur qui ont eu la peur de leur vie au décollage… On a rapidement éloigné le drone, le but n’est pas de traumatiser les animaux ni les oiseaux, mais ils avaient déguerpis plus vite que le drone ! =)

Note importante : la randonnée est censée continuer, néanmoins nous vous déconseillons de poursuivre car certains passages sont très dangereux, à flan de falaise, sans protection, et avec le vide dans lequel vous plongerez en cas de glissade…

Borðoy

La première randonnée du séjour ! Nous logions durant notre première nuit dans une petite cabane à Klaksvík, et nous nous sommes garés sur le parking de l’église pour démarrer la randonnée. Il n’est pas nécessaire de commencer aussi bas, on ne le savait pas mais il était tout à fait possible de nous stationner dans le petit quartier qui mène au début de la randonnée. Pas grave, on vient tout juste d’arriver aux îles Féroé et nous sommes encore en pleine forme 😀 L’objectif de la randonnée de Klakkur est d’arriver à ce point de vue !

Quelle vue à couper le souffle !

  • Résumé de la randonnée Klakkur
    • Distance : 11.5km (aller-retour)
    • Durée : 3h45 (pauses photos et drone comprises)
    • Dénivelé positif : 512m
    • Difficulté : facile à moyenne
    • Tarif : gratuit
    • Sentier : aller-retour

Rien de difficile ici, le sentier se fait d’abord sur des petits cailloux avant d’arriver dans l’herbe.

Premier arrêt à un petit lac d’altitude avant de démarrer une partie un peu plus raide pour accéder au sommet de Klakkur. La couleur bleu de l’eau et du ciel se confondent, nous sommes très chanceux d’avoir cette météo !

De là-haut, on prend conscience de l’étendue de la ville de Klaksvík.

Quand on vous dit que c’est trop garnd pour nous =)

De l’autre côté vers l’ouest, on admire et on s’émerveille de cet enchaînement de fjords. Le fjord à droite de la photo ci-dessous est celui de la pointe de l’île de Kalsoy sur laquelle nous nous sommes rendus deux jours plus tard. Ceux au fond sont ceux de l’île d’Eysturoy.

En se retournant vers le chemin qu’on venait de prendre, l’émerveillement est total. Nous adorons ce contraste entre les hauteurs des fjords et la mer en contrebas, recouvertes par moment de nuages bas.

L’imposant fjord de l’île de Kalsoy

Pour redescendre à notre véhicule, nous avons fait le chemin en sens inverse. Nous avons ensuite pris la voiture pour vadrouiller dans le secteur afin de trouver des routes sympas et nous sommes arrivés dans le petit village de Kulnoy où nous sommes repartis sur les chemins pour une courte randonnée sans grande difficulté.

Nous n’avions rien repéré comme randonnée à faire dans le secteur, mais au détour d’une route et d’un arrêt pique-nique au hasard dans le secteur lors de notre première journée sur place et après la randonnée de Kallur, nous avons aperçu un panneau qui indiquait un chemin à faire à travers le village. Nous avons donc suivi comme nous pouvions ce sentier qui n’est pas balisé, et nous nous sommes repérés comme d’habitude grâce à notre carte sur l’appli Alltrails ainsi que grâce aux quelques cairns qui ponctuent le chemin.

Nous commençons rapidement à grimper sur un chemin au-dessus du village. On aperçoit des traces de voitures au sol et on se dit que si toute la rando est comme ça, ça va être du gâteau. Spoiler alert ! ça ne durera pas !

Notre carte nous montre qu’il faut passer un petit portail afin de poursuivre dans les hauteurs du fjord. Les paysages sont fabuleux !

Nous arrivons dans un espèce de cirque naturel, au creux d’une montagne (ou d’un fjord, je n’en sais rien à vrai dire), devant lequel on se sent minuscule !

Je profite pour photographier tout ce que je peux pendant que mon Viking tente quelques prises en drone.

Nous redescendons ensuite dans le village, passons rapidement par la minuscule forêt qui a été implantée il y a quelques années (qui est sans grand intérêt niveau balade ou photo).

La randonnée est courte, pas vraiment difficile même si ce n’est que rien n’est balisé… Mais aucun risque de nous perdre ici rassurez-vous.

Elle ne sera pas notre randonnée la plus incroyable du séjour, mais ce petit village typique, ses fjords tout autour ainsi que ce ciel bleu étaient une bonne manière de commencer notre séjour.

Le mot de la fin

Les paysages des îles Féroé nous ont émerveillés pendant 15 jours, et plus encore au fil de nos randonnées. Les sentiers sont exigeants et ça grimpe presque partout, mais la récompense est immense : des panoramas à couper le souffle, que seuls ceux qui marchent ont le privilège de découvrir.

Encore préservé du tourisme de masse (mais pour combien de temps ?), cet archipel nous a offert ce que nous cherchons avant tout en voyage : le silence, la solitude et le sentiment d’être seuls au monde. Au point de réaliser, en plein séjour, que nous venions de passer quatre jours sans croiser âme qui vive.

De ces kilomètres parcourus à travers les îles, nous garderons le souvenir d’une nature brute, sauvage, et profondément apaisante. Nous avons été très chanceux avec la météo. L’archipel est réputé pour être un des secteurs d’Europe les plus pluvieux et nous avons eu une majorité de beau temps durant notre séjour.

Les îles Féroé ont été un coup de cœur pour nous et j’espère vous avoir donné envie de les découvrir à pied.

Pour aller plus loin et découvrir les autres articles sur les îles Féroé

Vous avez aimé cet article ? Laissez-nous un petit mot !

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑