Hohneck et sentier des névés : une randonnée spectaculaire dans les Vosges

Nous avons passé le week-end de Pâques 2026 à randonner dans le massif des Vosges. L’objectif était simple : accumuler du dénivelé, enchaîner montées et descentes, et tester nos jambes sur des sentiers exigeants afin de préparer notre prochaine grande aventure dans les Alpes, au cœur du Parc national des Écrins, prévue pour juillet.

La proximité des Vosges avec notre domicile est un véritable atout : en à peine deux heures de route, nous pouvons rejoindre la montagne et nous offrir une vraie bouffée d’air pur dès que l’envie d’espaces ouverts se fait sentir.

Dans cet article, nous vous emmenons sur l’un des secteurs les plus emblématiques du massif : le Hohneck, sommet incontournable des Hautes Vosges. Les possibilités de randonnée y sont multiples et spectaculaires. Nous vous avions d’ailleurs déjà parlé du célèbre Sentier des Roches dans un précédent article, tant cette région regorge d’itinéraires marquants.

Ce qui nous a particulièrement plu sur cette randonnée, c’est sa diversité : un itinéraire qui alterne sentier plat, montées soutenues et descentes plus techniques, sans jamais devenir monotone. Et malgré un week-end déjà bien printanier en plaine et un beau soleil, nous avons eu la bonne surprise de retrouver encore quelques névés sur les hauteurs. Et sous le soleil, qui dit mieux ?

  • Hohneck et sentier des névés
    • Stationnement et départ : parking sur la route des crêtes
    • Distance : 13.31km
    • Durée : 5h35 pauses repas et photos comprises
    • Dénivelé positif : 577m
    • Difficulté : Moyenne
    • Sentier : Boucle
    • Lien vers notre randonnée : cliquez ici

Après avoir stationné notre véhicule sur le petit parking de la route des Crêtes juste à côté de l’Auberge du pied du Hohneck, nous rejoignons rapidement le début du sentier des névés et le Col du Wormspel. Ce jour-là, le nom du sentier prend tout son sens. Bien que les températures soient printanières depuis plusieurs jours en ce début du mois d’avril, d’importantes chutes de neige sont survenues une dizaine de jours plus tôt, et les crêtes du Hohneck conservent encore de larges étendues enneigées. Les traces des marcheurs sont nombreuses et nous n’avons aucun mal à parcourir les premières centaines de mètre de la randonnée.

La végétation est encore complètement asséchée en ce début de printemps, il y a comme un air d’Islande ici avec toute cette herbe sèche et l’auberge du Hohneck qui pointe fièrement en toile de fond.

Le sentier est agréable : relativement plat, il offre une excellente mise en jambes sans puiser immédiatement dans les réserves. Je prends peu de photos à ce moment-là, la lumière n’étant pas encore idéale (SPOILER ALERT : elle sera bien plus belle au retour, en fin de journée !) Nous arrivons rapidement dans le secteur du Kastelberg, où la vue sur les montagnes environnantes est tout simplement splendide.


Nous traversons ensuite une zone encore bien enneigée en direction du lieu-dit Ferschmuss. La progression devient un peu plus compliquée : la neige, détrempée par le redoux, s’apparente davantage à de la bouillasse dans laquelle on s’enfonce à chaque pas. Heureusement nos chaussures de randonnée sont en Goretex, sans quoi on aurait eu les pieds trempés pour le reste de la journée.


Nous arrivons ensuite sur un sentier dominant la route des Crêtes. Véritable axe emblématique des Vosges, elle est parcourue chaque jour par des milliers de visiteurs dès sa réouverture au printemps et jusqu’à sa fermeture à l’automne. C’est ici que nous nous installons à même l’herbe et que nous décidons de pique-niquer avant d’entamer la descente qui nous mènera au Lac d’Altenweiher. Il fait alors doux, le soleil est présent, le calme règne… En ce lundi de Pâques, il n’y a clairement aucun autre endroit où nous aimerions être.


Après une petite pause bien méritée, nous reprenons le sentier en direction du collet du Rainkopf, situé sur le sentier des Crêtes, avant d’entamer une descente longue jusqu’au lac de l’Alternweiher. Nous pénétrons rapidement dans la forêt, où les lacets particulièrement serrés mettent les genoux à rude épreuve. La progression demande d’autant plus de vigilance que la neige accroche encore aux rochers, les rendant parfois particulièrement glissants.


On aperçoit à de rares moments entre les arbres le lac en contrebas, il semble si près… Et pourtant la descente est encore si longue ! On glisse par moment sur la neige et le chemin boueux, et on prend notre temps pour descendre histoire d’éviter de se retrouver avec une cheville à angle droit =)

Certains passages sont magnifiques, recouverts d’une mousse d’un vert tendre presque éclatant. Le silence n’est troublé que par le bruit de nos pas et le murmure des petites cascades qui se forment dans la végétation à mesure que la neige fond. Un vrai bonheur !


Nous arrivons enfin au lac d’Altenweiher, situé cette fois dans un département alsacien et non plus dans les Vosges. Le lieu est vraiment magnifique : en ce milieu d’après-midi, le soleil et la luminosité sont tout simplement parfaits. Contrairement à de nombreux autres lacs vosgiens, l’Altenweiher est inaccessible en voiture ; il faut mériter sa découverte en venant jusqu’ici à pied.


Nous faisons une courte pause pour manger un fruit et une barre de céréales avant de reprendre le sentier… cette fois pour grimper ! Car en randonnée, quand on descend, on finit toujours par remonter 😄

J’en profite pour ranger mon appareil photo, qui commence à se faire sentir avec son poids, d’autant plus que je sais qu’en forêt je prends rarement beaucoup de clichés. Finalement, la montée se fait assez rapidement et sans grande difficulté : ici, pas de lacets raides et serrés, mais une pente plutôt régulière qui nous essouffle à peine.

Puis vient le retour à découvert… et quel spectacle avec ce magnifique ciel bleu !

Le secteur est tout simplement magnifique ! Je crois qu’on tient là, avec la cascade du Bockloch dont je vous parlerai dans le prochain article, le plus beau panorama de notre week-end vosgien 2026.

Le sentier se poursuit pour nous emmener jusqu’aux crêtes du Hohneck où nous retrouvons le sentier des névés sous un merveilleux ciel bleu.

Contrairement au matin, la luminosité est désormais absolument parfaite, et je mitraille littéralement tant les paysages sont beaux ! Nous croisons d’ailleurs pas mal de monde dans le secteur. Il faut dire que l’endroit est facilement accessible, relativement plat, et qu’une simple bonne paire de baskets suffit pour venir s’y promener.


Comme son nom l’indique, le sentier des Névés est, à certaines périodes de l’année, encore recouvert de neige. Nous devons traverser plusieurs portions enneigées pour continuer à avancer, et je dois avouer que cela me terrorise un peu. Entre le redoux qui transforme la neige en surface glissante et mon imagination un brin anxieuse, je me vois déjà finir emportée par une avalanche et désarticulée quelques centaines de mètres plus bas 😄


Heureusement, juste au-dessus des poteaux qui délimitent le sentier, un petit passage plus propre et quasiment sans neige permet de progresser plus sereinement. En général, j’évite autant que possible de sortir des sentiers afin de préserver la nature et de ne pas détruire sous mes pas la végétation, mais cette fois-ci, la peur prend clairement le dessus… impossible pour moi de faire autrement.


Nous profitons pleinement de ces derniers instants de randonnée : c’est déjà notre dernier jour ici, et nous reprendrons la route juste après pour rentrer chez nous.


On se promet déjà que, la prochaine fois, nous irons marcher sur les crêtes du Spitzkoepfe, juste en face de nous. Nous avons aperçu quelques personnes s’y aventurer, donc j’imagine qu’un sentier existe quelque part (à moins que ce ne soit simplement une belle démonstration d’inconscience 😄 N’hésitez pas à me dire ce qu’il en est !)

Spitzkoepfe

Une fois de retour à la voiture, l’idée d’un café accompagné d’une petite douceur à la myrtille avant de reprendre la route s’impose naturellement. Nous prenons alors la direction de l’Auberge du Hohneck et de sa terrasse ensoleillée. Ce moment restera sans doute l’un des plus « hygge » de notre séjour dans les Vosges, porté par un profond sentiment d’apaisement et de ravissement.

Nous retournons ensuite à la voiture, on se débarbouille avec des lingettes fraîcheurs, on change nos vêtements pour un confortable jogging, et reprenons la route vers chez nous.

Notre avis sur la randonnée du sentier des névés jusqu’au Lac d’Altenweiher

Cette randonnée a été une magnifique façon de conclure notre séjour dans les Vosges. Nous avons particulièrement aimé l’équilibre du parcours, alternant portions plates et passages avec davantage de dénivelé, sans jamais devenir monotone. La présence de neige a ajouté une atmosphère presque magique aux paysages : entre les névés, les forêts humides et les sommets baignés de lumière, chaque portion du sentier avait quelque chose de unique.

Et puis il y a le Hohneck… Un endroit qui continue de nous émerveiller à chaque visite. La profondeur de ses pentes abruptes, l’impression de vide qui se dégage de ses falaises et les panoramas grandioses sur les crêtes donnent à ce massif un caractère vraiment spectaculaire.

Ajoutez à cela une météo idéale, une lumière sublime en fin de journée et cette sensation de liberté propre aux grands espaces, et vous obtenez une randonnée dont nous garderons un superbe souvenir. Une excellente manière de terminer notre escapade vosgienne 2026.

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