L’Eychauda est un incontournable dans les Ecrins et il était hors de question qu’on quitte les Alpes sans y aller. Sur les applis randos, la couleur est annoncée direct : niveau : difficile. Quel euphémisme !!! Mais ne dit-on pas que les chemins les plus difficiles mènent aux plus beaux paysages ?
J’aime randonner pour découvrir des paysages que l’on ne peut pas voir si on ne marche pas. Ce fut le cas pour notre première randonnée du séjour, du lac de la Douche au col d’Arsine et plus globalement, dans tout le parc national des Ecrins…
Il vous faudra de bonnes jambes pour grimper l’interminable montée qui mène au lac de l’Eychauda, et plus encore pour arriver au col juste au-dessus et qui vous permettra de faire la plus belle photo de la journée ! Mais vous ne le regretterez pas !
Enfilez vos chaussures de rando et votre sac à dos, direction le lac de l’Eychauda !
- Randonnée lac d’Eychauda et col des Grangettes
- Stationnement et départ : parking
- Distance : 15km
- Durée : 7h45 pauses repas et photos comprises
- Dénivelé positif : 1010m
- Difficulté : Difficle
- Sentier : Aller-retour
- Lien vers notre randonnée : cliquez ici
On stationne notre véhicule sur un grand parking prévu à cet effet et on démarre vers 9h30. Un peu tard, mais on avait 1h de route depuis notre logement pour arriver au départ de la randonnée qui se fait dessus du village de Vallouise.
Le début de la rando est traître, on marche un moment à plat dans une vallée qui nous fait penser, avec la luminosité matinale, aux paysages de la série Yellowstone. Là, je suis encore fraîche et dispo, je prends pas mal de photos…



Le sentier commence ensuite à grimper, d’abord à la manière d’un faux plat, puis de manière plus soutenue. Nous enchaînons pendant ce qui me semble une éternité, les lacets. La chaleur et le soleil rendent l’avancée difficile… Je maudis à ce moment la moitié de la Terre (comme si les gens y pouvaient quelque chose si je m’infligeais ça :D) et je mets un temps infini à monte.




On se fait doubler par de nombreuses personnes, je ne sais alors pas si c’est moi qui manque d’entraînement ou si ce sont elles qui sont surentraînées… Je ne suis pas très fière de moi-même si, comme je vous le disais dans notre premier article sur la randonnée du lac de la Douche et du Col d’Arsine, nous ne randonnons pas pour réaliser des performances sportives ou en termes de temps… On arrive au lac 2h15 plus tard…
Le paysage valait le coup de souffrir !

Le lac de l’Eychauda est un lac glaciaire d’altitude. Complètement recouvert de neige en hiver et on printemps, on a la joie de voir des icebergs flotter à différents endroits du lac.




C’est ici que l’on se pose pour notre pique-nique du jour. Il fait frais, on sort un pull en polaire. Les commentaires sur la rando prévenaient qu’il y avait souvent du vent très froid à l’arrivée au lac et, bien que les températures aient été particulièrement chaudes durant tout notre séjour dans les Alpes, il est vrai qu’ici il fait bien plus frais qu’ailleurs. On prend le temps de reposer nos jambes avant de continuer, parce que non, la randonnée n’est pas terminée !

Un sentier longe le lac et permet d’arriver au col des Grangettes, d’où la vue sur le lac de l’Eychauda est démentielle ! Le panneau annonçait 30 minutes de marche, on a mis le double ! Pendant la montée, j’ai chaud, je souffre, j’ai le palpitant à 160, j’ai soif, j’ai mal aux jambes… Je me dis qu’il faut vraiment que je perde les quelques kilos que j’ai en trop, et qu’il faut vraiment qu’on reprenne la randonnée régulièrement tout le reste de l’année chez nous parce que je manque clairement d’entraînement… A vrai dire, entre notre travail et les week-ends ultra chargés, nous n’avions fait qu’une dizaine de randonnées depuis le début de l’année et clairement, je pense que je paie les pots cassés de mon manque d’entraînement.


La dernière partie pour arriver au col est impressionnante et j’ai bien failli ne pas monter. Elle est faite de chaînes, d’une paroi abrupte avec des rochers hauts à monter. Qu’on soit clair je n’ai pas autant souffert toute la journée pour en arriver là pour abandonner si près du but et je prends mon courage à deux mains et je grimpe ! La vue sur le lac, et sur la vallée à l’arrière, est mémorable ! Le temps de prendre quelques photos, c’est déjà l’heure de redescendre ! A noter que je déconseille aux personnes souffrant de vertiges d’y monter.




La descente est abrupte, le sol meuble rend le sentier glissant par moment et les bâtons nous sont d’une grande aide. Moi qui ne veux jamais en prendre car ça m’encombre plus qu’autre chose, je ne les ai pas quittés durant tout notre séjour dans les Ecrins !
En redescendant, le ciel se couvre par moment, offrant une ombre inquiétante sur la montagne. Quelle ambiance sur la prochaine photo !

Une fois redescendus à l’Eychauda, il est temps de reprendre les dizaines de lacets que nous avions montés le matin pour accéder au lac. Ma hanche et mon genou me posent de nouveau problème et je mets à nouveau un temps infini à descendre. Le soleil brûlant de fin d’après-midi ajoute encore de la difficulté à la progression…
Arrivés en bas on se rafraîchit les bras et les jambes dans le torrent avant de continuer sur le sentier plat jusqu’à la voiture.
Là, on se change, on se rafraîchit avec des lingettes, et on va boire un verre dans le refuge qui se situe face au parking.
Ils en ont pensé quoi les Vikings de cette rando du lac de l’Eychauda ?
Vous l’aurez compris, c’était dur ! Mais un mois plus tard, alors que je rédige ces quelque lignes et admire les photos que j’ai prises ce jour-là, je suis tellement heureuse de l’avoir faite et d’avoir eu la chance de voir ces paysages exceptionnels !
Cela aurait sans doute été plus facile avec 15 degrés de moins… Quoi qu’il en soit emportez beaucoup d’eau !
Cette randonnée est également magnifique à l’automne (vérifiez toujours l’enneigement !).

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